Le recouvrement se joue en trois phases, et chacune a son coût, son délai et ses limites. Voici ce que vous pouvez faire vous-même, ce qui se délègue, et le moment exact où il faut changer de registre.
Le recouvrement de créances désigne l'ensemble des démarches visant à obtenir le paiement d'une facture échue. Il se déroule en trois phases successives. La relance préventive, avant l'échéance ou dans les premiers jours de retard, traite la majorité des cas, car une grande partie des retards vient d'un problème administratif et non d'un refus de payer. Le recouvrement amiable, mené par le créancier ou par un prestataire mandaté, repose sur la relance graduée et la négociation, sans pouvoir de contrainte. Le recouvrement judiciaire suppose l'obtention d'un titre exécutoire, par exemple une ordonnance d'injonction de payer, puis son exécution par un commissaire de justice. Sur le plan financier, trois modèles de rémunération coexistent : la commission sur les sommes récupérées, l'abonnement fixe et la facturation à l'acte. Dreki intervient sur la phase amiable uniquement, au forfait, de 249€ à 499€ HT par mois sans commission, pour des factures jusqu'à 24 mois d'ancienneté, et oriente vers un professionnel du recouvrement au-delà.
Trois situations sont souvent confondues, et elles n'appellent pas la même réponse.
Le mot créance, lui, désigne simplement la somme que votre client vous doit. Pour être recouvrable par les voies judiciaires, elle doit être certaine, liquide et exigible : son existence n'est pas discutable, son montant est chiffré, et la date d'échéance est passée.
Avant de lancer une relance, vérifiez qu'il s'agit bien d'un retard et non d'une contestation. Relancer une facture contestée sans traiter la contestation fait perdre des semaines et durcit la position du client.
| Phase | Qui intervient | Moyens | Délai usuel | Coût |
|---|---|---|---|---|
| Relance préventive | Vous, ou un prestataire de relance | Rappel d'échéance, e-mail, appel de courtoisie | Avant l'échéance à J+15 | Temps interne, ou forfait |
| Recouvrement amiable | Vous, ou une société de recouvrement mandatée | Relance graduée par e-mail, SMS, téléphone et courrier, négociation, échéancier | J+15 à J+90 | Commission sur les sommes récupérées, ou abonnement fixe |
| Mise en demeure | Vous, un avocat ou un commissaire de justice | Courrier recommandé formalisant l'exigence de paiement | 8 à 15 jours de délai accordé | Sans frais si rédigée en interne, à l'acte sinon |
| Recouvrement judiciaire | Tribunal, puis commissaire de justice | Injonction de payer, référé provision, assignation au fond | 1 à 12 mois selon la voie | Frais de greffe, honoraires, frais d'exécution |
L'enjeu n'est pas seulement le coût de la prestation, c'est le temps. Une créance perd de sa valeur récupérable à mesure qu'elle vieillit, parce que le débiteur s'installe dans le non-paiement et parce que sa situation peut se dégrader. Notre simulateur du coût réel d'un impayé chiffre ce que représente une facture non encaissée.
À défaut de mention au contrat, 30 jours après réception des marchandises ou exécution de la prestation. Les parties peuvent l'allonger dans la limite de 60 jours à compter de l'émission de la facture, ou 45 jours fin de mois.
Dus de plein droit dès le premier jour de retard, sans rappel nécessaire. Au taux prévu au contrat, ou à défaut au taux de refinancement de la BCE majoré de dix points.
Due de plein droit pour frais de recouvrement, par facture en retard, et cumulable avec les intérêts. Elle doit figurer dans vos conditions de vente et sur vos factures.
Cinq ans entre professionnels à compter de l'exigibilité. Attention : ni une relance ni une mise en demeure n'interrompent ce délai. Seules une action en justice ou une reconnaissance de dette le font. Calculer ma date de prescription
Le détail de chaque point est traité dans nos guides sur le délai de paiement, les pénalités de retard et l'indemnité de 40€ et la prescription d'une facture impayée.
C'est la phase qui résout la grande majorité des dossiers. Elle suppose une progression, pas la répétition du même message.
Facture bien reçue, bonne adresse de facturation, bon de commande joint, coordonnées de la personne qui paie réellement. Beaucoup de retards se règlent à cette étape.
Court, factuel, sans reproche : numéro de facture, montant, date d'échéance, moyen de paiement. Nos modèles de mails de relance couvrent les cinq situations courantes.
C'est l'étape la plus efficace et la plus souvent négligée. Objectif : identifier la cause réelle du retard et obtenir une date. Trame d'appel dans notre script de relance téléphonique.
Le passage par un prestataire mandaté change la dynamique : le dossier sort de la relation commerciale et devient un sujet administratif à traiter. Relance par e-mail, SMS, téléphone et courrier, menée par un chargé de compte dédié.
Un paiement échelonné accepté vaut mieux qu'un contentieux gagné dans un an. Premier versement immédiat, clause de déchéance en cas de défaut : voir le guide échéancier de paiement.
Elle clôt la phase amiable et prépare la suite. Sept mentions sont indispensables : notre générateur de mise en demeure les reprend et produit le courrier à télécharger.
Arbitrage économique : montant en jeu, solvabilité du débiteur, coût de la procédure, délai. Les alternatives au recouvrement judiciaire méritent d'être examinées avant.
Trois documents prêts à l'emploi, à compléter avec vos informations. Le téléchargement se fait directement depuis votre navigateur, sans inscription et sans transmission de données.
Le courrier type avec les sept mentions indispensables et le rappel de l'article L441-10 du Code de commerce. Champs à remplir entre crochets.
Relance de courtoisie, relance ferme et dernier avis avant mise en demeure. La gradation compte davantage que le ton de chaque courrier pris isolément.
La balance âgée simplifiée : ancienneté, montant, dernière action et prochaine échéance de relance, pour piloter vos encours sans logiciel.
Pour une mise en demeure préremplie à partir de vos informations, utilisez notre générateur de mise en demeure. Ces modèles sont fournis à titre d'information générale et ne constituent pas un conseil juridique.